Le témoignage de Kenny sur son expérience NQT

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photo Kenny

  • Quel est votre parcours scolaire et professionnel ?

J’ai choisi la section littéraire au lycée avec une option cinéma afin de m’orienter vers l’art visuel puis plus précisément la communication visuelle. Après une année de remise à niveau en arts appliqués, j’ai passé une licence information et communication. Intéressé par l’aspect stratégie et conseil de la communication, j’ai choisi d’ajouter corde à mon arc, en effectuant un master Communication politique et instituions publiques à Paris avec un semestre en Angleterre. Lorsque je suis revenu dans la capitale, j’ai passé un MBA marketing et communication puis j’ai travaillé pendant 8 mois en stage de fin d’étude dans une agence de publicité à Paris. À la fin de mon contrat, j’ai eu une proposition de CDD. Mais je voulais rentrer à la campagne, je suis originaire de la région Poitou-Charentes.

 

De retour chez moi, j’ai voulu trouver un petit boulot d’été le temps de rédiger une thèse professionnelle. J’ai donc été embauché comme saisonnier au Leroy Merlin à Angoulême. En parallèle, je cherchais un autre travail dans une agence de communication. Je me suis rapidement rendu compte que cela n’était pas possible. Il a fallu que j’ouvre mon champ des possibles et que je réponde à la demande du territoire. En effet, sur la région il y a peu d’emploi en marketing et surtout peu de turn over. Les personnes qui trouvent un travail dans ce domaine y restent.

 

J’ai ainsi cherché à me rapprocher des organisations patronales comme le Medef ou encore la CCI pour connaître les entreprises présentes sur le territoire et les possibilités d’emplois. C’est ainsi que NQT m’ait apparu par le biais du Medef. Il est difficile de connaître les entreprises de sa région et je pense que pour postuler il faut savoir non seulement quoi faire mais également vers où aller. Malgré mon CV et mes compétences, j’avais à savoir où postuler en Charente.

 

  • Comment avez-vous pris connaissance du dispositif NQT ?

Par le Medef, j’ai ensuite rempli le formulaire sur internet. Au début, je l’avoue sans trop y croire, je ne savais pas ce que valait l’association. On m’a répondu peu de temps après mon inscription.

 

  • Comment s’est déroulé votre parrainage, parlez-nous de votre parrain ?

J’ai reçu un e-mail avec le contact de ma marraine.  Nous avons ensuite convenu ensemble d’un premier entretien. Ma marraine est Responsable recrutement des carrières et projet RH à la Caisse régionale du Crédit Agricole Périgord. Nous nous sommes ainsi rencontrés lors d’un premier rendez-vous après mon travail à Leroy Merlin. Durant ce dernier, nous avons au départ fait connaissance puis je voulais savoir quelle suite nous pourrions donner à nos échanges mais aussi savoir ce que ma marraine pouvait m’apporter. Au départ, je pensais que l’entretien durerait une petite demi-heure et finalement cela a duré bien plus de deux heures ! Le courant est très bien passé et nous avons beaucoup discuté. J’ai expliqué à ma marraine mon projet et ce que je cherchais. Je lui ai expliqué qu’à l’heure actuelle je recherchais avant tout un emploi. J’étais ouvert aux propositions et aux secteurs d’emploi. Je ne voulais absolument pas me cantonner qu’à un seul secteur d’activité ou type de métier. Ma priorité était de travailler sur la région et malgré mon cursus scolaire orienté vers le marketing et la communication j’étais ouvert au bassin de l’emploi de ma région. Je ne voulais pas devoir retourner à Paris. J’avais des choix à faire et des priorités à définir ce que j’ai fait et expliqué à ma marraine.

 

Ma marraine m’a ainsi demandé si le milieu de la banque pouvait m’intéresser et si j’étais prêt à me former. Ce que j’étais prêt à faire. Elle a ensuite transmis mon CV au DRH et nous sommes ensuite entrés dans le processus d’un recrutement classique. Ce n’était pas pour un poste en marketing et communication mais bien de conseiller de clientèle. Un processus de recrutement assez long.

 

J’ai ensuite été embauché directement en CDI. Un jeune diplômé au Crédit Agricole bénéficie de nombreuses formations. J’ai pu passer tous les examens nécessaire pour devenir assureur et la certification AMF (Autorité des Marchés Financiers) ce qui m’a permis de monter en compétences très rapidement.  Je compte par ailleurs développer mes savoirs et acquérir de nouvelles qualifications pour ainsi évoluer au sein de l’entreprise.

 

  • Concrètement que vous apporte ce parrainage ?

Un boulot, une maison et la preuve que les entreprises sont ouvertes ! Je pense que le problème de l’emploi vient également des jeunes diplômés qui sont parfois très exigeants avec une idée trop précise de domaine d’activité alors que l’on peut être ouvert à d’autres choses. Outre avoir des compétences techniques, de savoir-faire et de savoir être, il faut savoir répondre aux besoins de son économie locale. L’étudiant, mais surtout l’enseignant n’est pas assez en contact avec le monde du travail et n’en connait pas les tenants et aboutissants. Le parrainage permet de casser les barrières entre le monde de l’entreprise et les jeunes. Cela permet d’ouvrir les yeux aux jeunes sur une certaine réalité sur le monde du travail et à l’entreprise de rencontrer des jeunes motivés et de dénicher des futurs collaborateurs. D’après moi on peut très bien avoir dix métiers dans sa carrière mais il faut se donner les moyens d’y arriver. À la sortie de nos Masters, on se rend bien compte que ce que l’on nous avait annoncé en termes d’emploi n’est pas forcement vrai. On doit s’ouvrir à de nouveaux horizons.

 

Je suis resté en contact avec marraine et nous avons toujours des échanges réguliers notamment sur mon plan de carrière. Elle me conseille et me présente à des personnes de la Caisse régionale ou du siège, elle poursuit son rôle avec un SAV !

 

  • Recommanderiez-vous ce dispositif à un autre jeune ? Pourquoi ?

Oui à 100 %. Nous n’avons pas forcément les connaissances requises du marché du travail dans lequel nous voulons évoluer. Les parrains marraines eux le connaisse. Ils peuvent nous dire l’état du monde économique actuel du territoire et nous permettre d’ôter nos œillères. Pour celles et ceux qui ne sont pas outillés la mise en relation avec un professionnel est importante et nécessaire. C’est quasiment obligatoire de savoir être là au bon moment pour bénéficier de meilleures opportunités et le parrainage peut aider en cela. C’est un outil supplémentaire à la recherche d’emploi. C’est devenu ma marraine professionnelle.

 

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